Les polluants

Outre les apports de l’air extérieur, les sources potentielles de pollution dans les bâtiments sont en effet nombreuses : appareils à combustion, matériaux de construction, produits de décoration (peinture, colles, vernis…), meubles, activité humaine (tabagisme, produits d’entretien, bricolage, cuisine...).

Les principaux contaminants de l’air intérieur peuvent être regroupés en deux catégories :

-           les contaminants physico-chimiques tels que la fumée de tabac, les composés organiques volatils (COV) comme le formaldéhyde, les produits de combustion : dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, particules, … ;

-           les contaminants biologiques tels que les moisissures, les bactéries et virus, les allergènes d’acariens, d’animaux domestiques ou de blattes.

Une mauvaise qualité de l’air peut favoriser l’émergence de symptômes tels que maux de tête, fatigue, irritation des yeux, du nez, de la gorge et de la peau, vertiges ainsi que les manifestations allergiques et l’asthme. Les enjeux sanitaires et économiques liés à la qualité de l’air intérieur sont importants. En France on estime à 19 milliards d’euros par an le coût de la mauvaise qualité de l’air intérieur.

Une valeur-guide pour l'air intérieur définit un niveau de concentration de polluants dans l'air intérieur dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs sur la santé humaine. Elle doit être atteinte, dans la mesure du possible, dans un délai donné. Ils sont diffusés par le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP).