Conseillers habitat santé (CHS)

Pour les personnes présentant des pathologies pour lesquelles l’environnement intérieur peut être particulièrement néfaste pour la santé, des visites à domicile peuvent être réalisées sur prescription médicale par des « conseillers habitat santé » (CHS) ou «conseillers en environnement intérieur (CEI) » afin de réaliser un diagnostic précis de la qualité de l’air.

Celui-ci permettra d’identifier les diverses sources d’allergènes et de polluants au domicile.

La visite à domicile consiste en un audit du logement, pièce par pièce, selon un questionnaire précis (revêtements et matériaux utilisés, type de chauffage, ventilation, environnement extérieur…) puis des prélèvements d’air et de poussières (acariens, COV, formaldéhyde) sont réalisés.

La visite se termine par un ensemble de recommandations et des conseils adaptés. généralement une contre visite est réalisée à 6 mois afin de voir les améliorations.

Une formation spécifique est nécessaire : diplôme universitaire de conseiller habitat et santé (Faculté de Médecine de Marseille) ou  diplôme interuniversitaire de Santé respiratoire et habitat (Faculté de médecine de Strasbourg).

Au cours de ces formations, le déroulement des visites est décrit. Des accompagnements de conseillers déjà en exercice peuvent également être réalisés, mais avec de fortes contraintes organisationnelles.

C'est pourquoi depuis 2013, le Laboratoire de soins pharmaceutiques et de santé publique L2SP a élaboré un serious game spécifiquement destién à la mise en situation virtuelle des futurs CHS. Ce serious game, QUAI GAMES aa été labellisé par l'UVED 5université virtuelle ecologie et développement durable). Il est suivi par les étudiants du Diplôme Universitaire CHS du Pr Denis CHARPIN.

Au niveau du L2SP, les premières visites par des Conseillers habitats santé ont été réalisées en 2010 par une infirmière titulaire du diplôme de CHS (Mme Caroline DEBAIL) auprès essentiellement d’enfants asthmatiques en lien avec la Fondation LENVAL.

Depuis 2016, ces visites ont repris essentiellement sur la région niçoise par 2 personnes titulaires du diplôme de CHS (Dr Thuy COLLOMP pharmacienne et Sophie BERNARD, géographe en santé). Les populations sont des personnes avec des pathologies respiratoires souvent graves ou des immuno déprimés. Les dosages des prélèvements effectués en ce qui concerne les moisissures sont réalisés par le laboratoire de Mycologie du CHU de Nice (Pr Pierre MARTY, Dr Lilia HASSEINE)

Les visites réalisées sont actuellement gratuites pour le patient car réalisées dans le cadre de projets financés par l’Agence régionale de santé (ARS) ou le Conseil régional PACA. Le projet CHS du L2SP est labellisé PRSE 3 PACA (Plan régional santé environnement).

 

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Qualité de l'air intérieur

Les informations présentées ici correspondent à des extraits de publications notamment du Ministère de la Transition écologique et solidaire, du Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) et de l'INPES. La synthèse et points clés sont élaborés par le L2SP. Des questions ? Adressez un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Lorsqu’on parle de qualité de l’air, on pense spontanément à la pollution atmosphérique ou qualité de l’air extérieur.

Or, l’air intérieur constitue un axe fort de progrès en santé environnement. C’est désormais une des priorités des différents plans santé environnement au niveau national et régional. En effet, la présence dans les environnements intérieurs de nombreuses substances et agents (chimiques, biologiques et physiques (géno)toxiques, infectants ou allergisants à effets pathogènes) ainsi que le temps passé dans des espaces clos (en moyenne 70 à 90 %) en font une préoccupation légitime de santé publique.

D’après différentes enquêtes « logement », on estime environ 40 % des habitations présentant au moins un problème de qualité (le défaut le plus fréquent étant l’humidité).

Le Laboratoire de soins pharmaceutiques et de santé publique travaille dans ce domaine depuis 2010. Depuis 2016, les actions sur la qualité de l’air intérieur sont menées en étroite collaboration avec l’APPA (Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique) de PACA et nationale, présidée par le Pr Denis CHARPIN. L’APPA est un des partenaires du projet MUSE.

 

Synthèse

La qualité de l’air intérieur est importante pour la santé car nous passons entre 70 et 90% de notre temps dans des espaces clos. Ceux çi vont présenter des polluants spécifiques, aggravés par une partie des polluants provenant de l’air extérieur. Des mesures simples se révèlent efficaces afin de préserver une qualité de l’air intérieur satisfaisante, comme notamment des aérations régulières. Pour les personnes présentant des pathologies pour lesquelles l’environnement intérieur peut être particulièrement néfaste pour la santé, des visites à domicile peuvent être réalisées sur prescription médicale par des conseillers habitat santé (CHS) afin de réaliser un diagnostic précis de la qualité de l’air.

Les polluants

Les conduites à tenir vis à vis de la qualité de l'air intérieur

Conseillers habitat santé (CHS)

Cas des produits désodorisants d’intérieur (encens..)

Utilisés par de nombreux Français, les produits désodorisants d’intérieur (encens, bougies, brûle-parfums, diffuseurs, sprays…) peuvent émettre des polluants volatils dans l’air intérieur, tels que du benzène, du formaldéhyde ou des particules. Des études sont en cours actuellement afin d’évaluer précisément les risques sanitaires potentiels en particulier pour les utilisateurs intensifs.

Il est recommandé de suivre les bonnes pratiques suivantes:

-          éviter l’inhalation directe de fumée ;

-          aérer la pièce après l’utilisation, pendant au moins 10 minutes, par une ouverture sur l’extérieur, hiver comme été ;

-          privilégier un usage modéré, en particulier en présence de personnes dont le système respiratoire est plus sensible (jeunes enfants, personnes asthmatiques, personnes âgées, etc.) :

-          limiter la fréquence d’utilisation

-          éviter de brûler plusieurs encens simultanément

-          privilégier les encens présentant le moins de matière. Par exemple, pour un même encens, brûler un bâtonnet fin est préférable à brûler un cône ou de gros morceaux de résine ;

-          si l’effet attendu est atteint : éteindre l’encens, sans attendre que sa combustion soit complète.

Qualité de l'air dans les écoles

Nouveau dispositif réglementaire de surveillance de la qualité de l’air dans les établissements recevant du public

La loi portant engagement national pour l’environnement a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant un public sensible (articles L. 221-8 et R. 221-30 et suivants du code de l’environnement). Les établissements concernés sont notamment ceux accueillant des enfants :

-          les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans (crèches, haltes-garderies…) ;

-          les centres de loisirs ;

-          les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du premier et du second degrés (écoles maternelles, élémentaires, collèges, lycées…).

Les enfants peuvent en effet être exposés dans les écoles et les lieux d’accueil à plusieurs polluants émis par le mobilier, les produits d'entretien et les fournitures scolaires. Les concentrations en polluants mesurées dans l'air des écoles peuvent être parfois plus élevées que dans d'autres lieux de vie, du fait aussi de la densité d'occupation des locaux et d'un renouvellement de l'air souvent insuffisant.

Le décret n° 2015-1000 du 17 août 2015 a fixé les échéances suivantes : 1er janvier 2018 pour les écoles maternelles, élémentaires et crèches, 1er janvier 2020 pour les accueils de loisirs et les établissements d’enseignement du second degré et 1er janvier 2023 pour les autres établissements.

Les mesures au niveau national

En parallèle, au niveau national, plusieurs mesures ont été mises en place dans le cadre du Plan national de qualité de l’air intérieur.

L’information et l’étiquetage de certains produits de consommation émetteurs de polluants volatils, tels que produits désodorisants (encens, bougies, diffuseurs…), les produits d’entretien et les produits d’ameublement.

Qualité de l'air dans les écoles